Les organisations de la société civile engagées dans la défense des droits des femmes au Togo renforcent leur participation au processus d’évaluation de la situation des droits des femmes dans le pays. Réunies ce vendredi 28 août 2026 à Lomé, elles ont procédé à la validation de leur rapport parallèle destiné au Comité des Nations unies pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, communément appelé CEDEF.
L’initiative est portée par le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT), en collaboration avec plusieurs organisations de promotion et de défense des droits des femmes ainsi que d’autres acteurs de la société civile.
Le Togo est parti à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Conformément à l’article 18 de cette convention, le pays doit régulièrement présenter au Comité CEDEF des rapports sur les mesures prises pour mettre en œuvre ses engagements.
Le Togo avait présenté son rapport initial, combiné aux deuxième, troisième, quatrièmes et cinquièmes rapports périodiques, lors d’une session du Comité en janvier 2006. En octobre 2022, le pays a également présenté ses sixième et septième rapports périodiques combinés. Plus récemment, le gouvernement togolais a soumis, le 7 octobre 2024, ses huitième, neuvième et dixième rapports périodiques regroupés dans un même document.
Le prochain examen du Togo par le Comité CEDEF est prévu le 14 octobre 2026, à l’occasion de sa 93e session.
Un rapport pour donner une autre lecture de la situation
Dans le cadre de cette échéance, les organisations de la société civile ont élaboré leur propre rapport, appelé « rapport parallèle ». Ce document vise à compléter les informations fournies par le gouvernement et à présenter au Comité une lecture indépendante de la situation des droits des femmes et des filles au Togo.
Il permet notamment de mettre en évidence les progrès réalisés, les bonnes pratiques, mais aussi les difficultés et les défis qui persistent dans la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes.
La validation de ce rapport constitue ainsi une étape importante pour les organisations de défense des droits des femmes. À travers leur contribution, elles souhaitent formuler des recommandations concrètes et ciblées à l’endroit du gouvernement togolais et du Comité CEDEF.
Quelle situation pour les droits des femmes au Togo ?
Adoptée par les Nations unies en 1979 et entrée en vigueur en 1981, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes est l’un des principaux instruments juridiques internationaux consacrés à la promotion et à la protection des droits des femmes.
Afin de favoriser une évaluation plus inclusive de la mise en œuvre de la Convention, le Comité CEDEF encourage la participation des organisations de la société civile, notamment à travers la soumission de rapports alternatifs.
Au Togo, plusieurs questions restent au cœur des préoccupations des organisations de défense des droits des femmes : l’accès des femmes aux droits et aux opportunités, les violences basées sur le genre, la participation des femmes à la vie publique, ainsi que l’effectivité des lois et politiques destinées à garantir l’égalité entre les femmes et les hommes.
Alors que le pays se prépare pour son prochain passage devant le Comité CEDEF, les organisations de la société civile entendent donc porter leur propre regard sur les avancées enregistrées et les difficultés qui subsistent.
À travers ce rapport parallèle, les organisations de la société civile souhaitent contribuer au renforcement de la protection des droits des femmes et des filles au Togo et encourager les autorités à poursuivre les efforts en faveur d’une égalité réelle entre les femmes et les hommes








