La commercialisation de la viande de brousse au Bénin est désormais soumise à des règles plus strictes. Le nouveau Code des forêts et de la faune impose aux commerçants d’obtenir un agrément et aux restaurateurs servant du gibier de s’enregistrer auprès des services des Eaux, Forêts et Chasse. Objectif : mieux contrôler le commerce des animaux sauvages et renforcer la protection des espèces menacées.
Au Bénin, les acteurs du commerce de la viande de brousse doivent désormais se conformer à de nouvelles exigences légales. La loi n° 2026-16 du 23 juillet 2026 portant Code des forêts et de la faune encadre plus strictement la vente de viande issue d’animaux sauvages, en imposant des obligations aux commerçants et aux restaurateurs.
Selon l’article 223 de ce texte, le commerce de viande de faune est autorisé uniquement lorsqu’il provient d’animaux sauvages légalement prélevés ou d’élevages fauniques. Les commerçants doivent obtenir un agrément, tandis que les restaurants proposant du gibier sont tenus de s’enregistrer auprès de l’administration des Eaux, Forêts et Chasse.
Toutes les espèces ne peuvent toutefois pas être commercialisées. Le nouveau Code interdit formellement la vente des animaux appartenant à la catégorie A, qui regroupe les espèces intégralement protégées. Cette disposition vise à limiter les pressions exercées sur la faune sauvage et à prévenir la disparition d’espèces protégées.
Le transport des animaux sauvages et de leurs carcasses est également soumis à des exigences documentaires. Les acteurs concernés doivent notamment disposer de certificats attestant l’origine des produits et leur conformité aux exigences sanitaires.
Par ailleurs, le gibier prélevé en dehors des marchés ruraux autorisés est réservé à la consommation familiale du chasseur. Cette restriction vise à empêcher la commercialisation de produits issus de circuits non autorisés.
Les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par la législation, notamment des amendes, des peines d’emprisonnement et la confiscation des produits concernés.
À travers ces nouvelles dispositions, les autorités béninoises entendent mieux encadrer une activité appréciée par de nombreux consommateurs, tout en renforçant la lutte contre le commerce illégal de la faune. Pour les commerçants et les restaurateurs, le respect des procédures d’agrément, des obligations sanitaires et des règles de protection des espèces devient désormais une condition essentielle à l’exercice légal de leur activité.
Yves Dossou Leblanc
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