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Guinée-Bissau : Umaro Sissoco Embaló veut reprendre le chemin de la présidentielle

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L’ancien président guinéen, renversé par un coup d’État en novembre 2025, annonce son retour en Guinée-Bissau et sa candidature à l’élection présidentielle du 6 décembre prochain. Une annonce qui intervient alors que le pays reste marqué par de fortes tensions politiques.

Exilé depuis son renversement, Umaro Sissoco Embaló a annoncé qu’il entendait revenir en Guinée-Bissau et participer à la présidentielle prévue le 6 décembre 2026. « Je serai candidat », a-t-il déclaré à l’AFP, sans préciser initialement la date exacte de son retour. Des informations plus récentes indiquent toutefois qu’il prévoit de regagner le pays début octobre.

Le scrutin présidentiel et les législatives ont été fixés par la junte dirigée par le général Horta N’Tam, président de la transition. L’objectif affiché est de restaurer un pouvoir civil après le coup d’État du 26 novembre 2025, intervenu quelques jours après les élections générales et avant la publication des résultats provisoires.

Le retour d’Embaló intervient dans un contexte controversé. Certains observateurs et responsables de l’opposition ont accusé l’ancien président d’avoir été impliqué dans les événements ayant conduit à l’interruption du processus électoral, une accusation qu’il n’a pas reconnue. Le camp militaire affirme, de son côté, avoir agi pour prévenir une tentative de déstabilisation du pays.

Sur le plan juridique, l’analyste politique Malam Cissé, cité par l’AFP, estime que rien ne s’oppose au retour d’Embaló, rappelant qu’il a été renversé par un coup d’État. Le professeur d’histoire Bassirou Sadio estime également que les citoyens remplissant les conditions légales doivent pouvoir participer à la vie politique.

Le général Horta N’Tam, qui dirige la transition, ne pourra toutefois pas être candidat à la présidentielle en vertu de la charte de transition. Pendant ce temps, l’opposition conteste le processus électoral et appelle au boycott du scrutin.

La Guinée-Bissau, indépendante du Portugal depuis 1974, reste confrontée à une instabilité politique chronique. Le pays a connu plusieurs coups d’État et tentatives de renversement, sur fond de pauvreté, de fragilité institutionnelle et de trafic de drogue.

À l’approche du scrutin du 6 décembre, le retour annoncé d’Umaro Sissoco Embaló pourrait ainsi raviver les tensions autour de la transition et du processus électoral.

Yves Dossou Leblanc

Rédacteur lecontinent@l.tg

Tel : +228 90270108

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