Le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Togo travaillent à harmoniser leurs pratiques douanières afin de fluidifier le transport des marchandises, de simplifier les formalités et de renforcer les échanges commerciaux entre leurs territoires.
Lomé, 19 oct. (Le Continental) – Faciliter le transit des marchandises entre le Togo et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). C’est l’un des principaux objectifs de la cinquième rencontre des directeurs généraux des douanes du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Togo, ouverte le 15 octobre 2026 à Ouagadougou, au Burkina Faso.
Les travaux, officiellement lancés par le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, se sont poursuivis jusqu’au 16 octobre, après trois jours de concertation entre experts. Ils visent à définir des règles communes pour rapprocher les pratiques douanières et faciliter la circulation des marchandises entre les quatre pays.
Au cœur des discussions figure la mise en place d’un régime tarifaire préférentiel. Sa concrétisation nécessite toutefois de définir clairement l’origine des produits pouvant en bénéficier, les critères d’éligibilité et les documents requis pour leur certification. L’application de ces avantages tarifaires reste donc conditionnée à l’adoption des règles communes et des textes correspondants.
Autre priorité : la modernisation des échanges d’informations entre les administrations douanières. L’interconnexion de leurs systèmes informatiques devrait permettre de mieux suivre les cargaisons, d’accélérer le partage des données et de réduire les formalités répétitives. La formation des agents figure également parmi les sujets abordés, avec l’appui de l’Institut des finances publiques du Burkina Faso.
À l’ouverture des travaux, le Premier ministre burkinabè a appelé les administrations concernées à traduire leurs engagements en mesures concrètes. Il a notamment insisté sur la nécessité de simplifier les procédures sans compromettre le contrôle des marchandises ni la protection des recettes publiques.
Les conclusions de la rencontre doivent être soumises aux directeurs généraux des douanes des pays participants ainsi qu’au commissaire général de l’Office togolais des recettes (OTR).
Pour le Togo, cette coopération revêt un intérêt particulier. Le port autonome de Lomé constitue une porte d’entrée importante pour les marchandises à destination des marchés sahéliens. Une meilleure coordination des procédures douanières pourrait ainsi contribuer à fluidifier les opérations de transit et à réduire les contraintes rencontrées par les opérateurs économiques.
La mise en œuvre effective de ces mesures dépendra toutefois des textes adoptés et des modalités d’application retenues par les administrations concernées. L’enjeu est désormais de transformer les discussions techniques en dispositifs opérationnels au bénéfice des échanges commerciaux entre le Togo et les trois pays de l’AES.

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